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L'élève policier guadeloupéen soupçonné de propagande terroriste réintégré

L'élève policier guadeloupéen soupçonné de propagande terroriste réintégré

jeudi 12 octobre 2017

Le guadeloupéen trentenaire accusé en mai dernier de propagande terroriste au sein de son école de Nîmes après avoir partagé une vidéo de Daesh avec ses camarades de promotion sur le réseau WhatsApp est réintégré. L’affaire avait fait grand bruit à l’époque, en plein état d’urgence, mais l’enquête a déterminé qu’il n’était en rien radicalisé.

C’est une mauvaise blague qui a mal tourné pour ce guadeloupéen élève policier à l’école de Nîmes en mai dernier. Il reçoit sur le groupe WhatsApp de son ancienne promotion une vidéo de propagande de Daesh qu’il transfère maladroitement au groupe de sa nouvelle promotion. L’un des membres du réseau ne goûte pas la réception de ce message qui se voulait préventif et sur le ton de l’humour.

Une enquête ouverte

La direction de l’école est saisie, l’élève est suspendu et une enquête diligentée pour activité en lien avec le terrorisme. Si l’instruction ne révèle aucune radicalisation et lave tout soupçon le guadeloupéen, il n’en demeure pas moins que l’image de l’institution policière a été atteinte a conclu le conseil de discipline qui a renvoyé l’élève dans un premier temps. Soutenu par une association de défense des intérêts des gardiens de la paix d’Outremer, l’élève va finalement être réincorporé lundi prochain dans une nouvelle promotion à Montbelliard. Ce sera sa troisième 2ème année d’école de police mais l’ancien adjoint a promis de devenir un agent de police avisé dès septembre 2018. 

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